Set-list ?

Charly Découvrez le groupe

Rédigé par : leader percussif du Groupe
le 02/4/10
Categorie : Concerts,Mais sinon... tu fais quoi dans la vie ?

En pleine préparation de la set-list qui change… qui change… et qui change. Pour preuve, la photo ci-contre, prise hier, n’est déjà plus d’actualité.

Pour ceux qui se disent « c’est quoi une set-list ?! », c’est une feuille qui définit l’ordre des chansons à jouer pendant un concert. Elle n’est pratiquement jamais figée.  Par exemple, au fur et à mesure des dates, on peut s’apercevoir que tel morceau ne fonctionne pas après telle chanson, que le 9ème titre était fédérateur mais un peu trop tard,  que sur l’enchainement du titre  2 et 3, trois types dormaient au fond de la salle et que sur le titre 11, deux de ces trois types se sont balancés une chaise…

La set-list est constamment améliorable et son changement peut même dépendre du style de la salle ou de l’ humeur du jour.

Bref, le concert de mardi va être partagé en deux sets. Chose que je n’ai pas l’habitude de faire et qui me complique la tâche ! La toute dernière compo et les nouvelles versions excluent aussi les combinaisons habituelles.

On repart donc de zéro !

On dit souvent qu’au niveau de l’intensité, il faut commencer énergiquement, redescendre puis remonter.
Ci-joint un beau schéma officiellement volé sur le site http://servethesong.net/write-killer-setlist que j’ai découvert grâce à Valery de www.bcommeboxsons.com.

Je trouve ce modèle assez juste. Par contre, l’erreur que je peux faire est de respecter machinalement ce mouvement sans privilégier l’aisance que j’ai avec certains morceaux. Tant pis si cela me fait commencer avec un titre calme ou si je descends plus tôt en intensité. L’important étant d’être suffisamment confortable pour ne  pas avoir une énergie « préfabriquée » du genre, Yeah je balance mais en fait… non… je suis trop tendu…  Je me dis que les règles sont faites pour être transgressées. Non ?

Vous en pensez quoi ? Des souvenirs de set-list qui vous ont marqué en tant que public ? Un concert qui a commencé avec une chanson douce ? Ou carrément le souvenir d’un premier titre qui vous a fait perdre une oreille ? Un monologue de 10 minutes en plein milieu ? Des expériences de musiciens ?

Dites-moi tout ! 😉

CHARLY



  1. Le mieux sera sans nul doute de te laisser guider par tes envies puis celles du public… Pourquoi programmer et pourquoi pas y aller les yeux bandés ?!? Heu non là peut être pas !

    Je sens que le stress monde pas mal… En tout cas ça donne envie comme set-list !

  2. Le concert d’Henri Dès, en 88…
    Je me souviens qu’il parlait beaucoup entre chaque titre. Et il a grave balancé sur la fin avec son tube « La glace au citron », même si personnellement j’avais plus chanté sur « au marché » (au marché tupeu tupeu tout trouver, des patates et du poisson, des savates et du savon etc…) Du bon gros live.

  3. Une set-list non définie ? Hmm… Un jour, j’avais eu l’idée de faire un tirage au sort par le public pour définir l’ordre des chansons mais je ne l’ai pas fait. Pourquoi pas le tenter finalement…
    Le hic c’est que tu peux tomber avec plusieurs chansons à la suite du même style ou de la même tonalité, ça peut lasser rapidement ou alors avoir l’effet inverse, effet « montagnes russes » qui donne le mal de mer…

    A Melle Mouk: Tu sors ! 😉

  4. @Charly:

    Je ne peux que te conseiller de passer un coup de fil à Bruce Springsteen. L’homme qui en 40 ans n’a JAMAIS fait un concert avec la même playlist.
    Il l’écrit genre deux heures avant le concert. Selon le lieu où il est, son humeur, ce qu’il a joué la veille (s’il joue au même endroit).

    Après c’est un seigneur pour l’ossature d’un show et les montagnes russes, il connait comme personne.

    Bref, fais comme tu le sens.

  5. Merci pour le commentaire sur mon site, et de fait, on est dans la même galère … 🙂

    Grâce au schéma, je vois que ma set-list est « normale », je découvre qu’en fait c’est même conseillé de faire du calme au « milieu » pour finir +fort. Moi je révais d’une belle courbe plane, mais ce serait sans doute fatiguant. Je pense que la seule solution pour avoir la méga patate serait d’enchaîner tout comme un gros pot-pourri, sans aucune balade, mais bon, j’aime bien les morceaux plus lents et le public aussi.

    J’attaque fort au début pour faire taire le bar déjà 🙂

    Je joue presque toujours avec une interruption, et finalement, je traite les 2 set-list séparément, je finis le premier set sur un morceau lent et envoûtant, juste parce que c’est une sorte de « tube », même si je sais que c’est mal. Parfois j’ai un rappel (rare) et je mets du lourd derrière.

    Je relance le second set avec du lourd, et je finis le second set avec le plus énergique parce que je suis chaud, et que c’est ce que les gens retiendront. Donc gros crescendo sur la fin.

    Jeudi je joue pendant une réception (un drôle de plan un peu tombé par hasard) je me demandais justement si pour une fois j’allais pas apprivoiser mon public par du calme plutôt qu’un morceau du genre « moi, Tarzan … « .